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Matériel médical : Dessintey ajoute des robots belges à son catalogue


31/03/2026



Soutenu par son nouvel actionnaire, l'investisseur français ARLANE, le fabricant de matériel de rééducation vient de reprendre les robots post-AVC d'Axinesis.

Publié le 30 mars 2026 à 14:00Mis à jour le 30 mars 2026 à 14:18 - Dessintey, fabricant de matériel de rééducation fonctionnelle, vient de reprendre l'activité de rééducation d'Axinesis, une société belge qui a développé des robots d'assistance aux patients. La société de Saint-Jean-Bonnefonds (Loire), près de Saint-Etienne, ne reprend que les produits et les brevets associés ; le cédant conserve son activité de conception et de sous-traitance à Wavre, en Wallonie, où il emploie une dizaine de personnes. Le montant de la transaction n'est pas communiqué.

« Nous distribuions les robots Reaplan en France depuis 2021. Ils aident les patients souffrant d'hémiplégie après un AVC. Cette activité est complémentaire de nos solutions de rééducation par visualisation », explique Nicolas Fournier, dirigeant et cofondateur de Dessintey, qui emploie une trentaine de salariés et a réalisé 10 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, en croissance de plus de 54 % par rapport à l'année précédente.


45 hôpitaux en Ukraine

Cette acquisition intervient après l'ouverture du capital en LBO (Leverage Buy-Out) à la société de gestion française ARLANE (ex Vespa Capital) en fin d'année dernière. Cette prise de participation majoritaire a entraîné la sortie des investisseurs institutionnels historiques de cette société fondée en 2017, l'assureur Relyens et Turenne capital, ainsi que la caisse locale du Crédit Agricole.

Avec l'appui de son nouvel actionnaire, Dessintey compte accélérer sa présence en Europe et en Asie, avant une expansion vers les Etats-Unis à l'horizon 2028. D'autres acquisitions sont envisagées. « Nous visons 40 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2030 », projette Nicolas Fournier, dont la société est déjà présente dans 30 pays avec une filiale en Allemagne.

Sur ce registre de l'export, la medtech stéphanoise connaît une accélération grâce au fonds Ukraine dont elle est lauréate. Ce fonds lancé par Emmanuel Macron pour aider le pays agressé par la Russie est doté de 200 millions d'euros. Elle a obtenu un contrat de 8 millions d'euros pour équiper 45 hôpitaux avec du matériel de rééducation par visualisation, utilisant l'effet mémoire, et ses SRT Lab pour Self-Rehabilitation Technology.

« Le patient valide des étapes en résolvant des énigmes. Il bouge, interagit avec la machine, ce qui décharge le thérapeute qui a souvent plusieurs patients en même temps », décrit le dirigeant de la PME, qui a déjà déployé la moitié du programme. La dernière livraison devrait intervenir l'été prochain. « Nous étions déjà présents aux Invalides. Le contexte géopolitique est un accélérateur », observe Nicolas Fournier, qui a entrepris une démarche commerciale au Liban en début d'année.




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