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ATI Industries investit sur le marché porteur de l'incinération industrielle


12/03/2026



L'entreprise triple sa surface de production, dans l'espoir de booster ses ventes.

Fabricant français de fours de crémation et de petits incinérateurs industriels, la société ATI Indus-tries, implantée à Gien, dans le Loiret, accélère son développement.

L'entreprise investit 2,5 millions d'euros pour tripler sa surface de production et acheter de nouvelles machines. Son objectif est de porter son chiffre d'affaires à 100 millions d'euros d'ici à cinq ans, contre 18 millions actuellement.

« La mortalité est en progression et le traitement des déchets dans le monde est un sujet colossal et inépuisable. Nous avons la chance d'être diversifié, sur des marchés en croissance forte et en lien avec la préservation de l'environnement », résume son président,
Maxime Picard.

ATI Industrie, qui emploie 60 salariés, confirme son redressement amorcé en 2021. A la suite de grosses difficultés, l'entreprise avait été recapitalisée après liquidation, grâce à l'intervention du fonds Arlane (ex-Vespa Capital). A l'époque, elle réalisait moins de 9 millions de chiffre d'affaires. En deux ans, son carnet de commandes a triplé.

L'activité funéraire (40 % de son chiffre d'affaires), qui nécessite des équipes de maintenance à proximité des équipements, se développe essentiellement en France, où le taux de crémation ne cesse de progresser, à un peu moins de 50 %.


En France, le taux de crémation ne cesse de progresser, à un peu moins de 50 %.

Les incinérateurs, eux, se vendent plutôt à l'export et sont souvent implantés directement chez les industriels pour traiter les déchets à la source et réduire le transport dans une optique de décarbonation. « Il y a dix ou quinze ans, on privilégiait de gros incinérateurs capables de traiter tous les types de déchets. Aujourd'hui, nos clients revoient leur stratégie », ajoute le président.


Valorisation des fumées

ATI Industries couvre toute la planète, avec 4.000 installations en Asie, Afrique, Amérique du Sud et en Europe, et son activité progresse sur tous les continents. Ses contrats sont répartis dans trois grands secteurs : les déchets médicaux, les déchets industriels, en particulier des boues d'exploitation pétrolière, et la revalorisation des métaux pré-cieux, y compris le traitement des panneaux photovoltaïques, pour en récupérer les fils d'argent.

Avec le renforcement de ses capacités de production, l'entreprise va internaliser des activités de métallerie et peinture auparavant sous-traitées, et intégrer un chantier école pour renforcer la formation des équipes. ATI Industries travaille aussi sur la valorisation de la chaleur des fumées, en collaboration avec des start-up, et l'analyse des données pour optimiser la maintenance à distance. La part de l'export devrait encore progresser dans les années à venir, pour atteindre 70%, contre 60% aujourd'hui.




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